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  • Pierre Meyer-Bisch

Le jour d’après sous le signe du développement durable

Mis à jour : juin 10



La crise sanitaire du COVID-19, passée de crise localisée à crise économique sociale et pandémie mondiale, ralentit l’activité de nombreuses entreprises. On parle le plus souvent de perte de chiffres d’affaires ou d’incapacités à pérenniser les emplois. Dans l’attente d’un retour à la normale, les industries doivent réévaluer leurs stratégies d’affaires et faire des choix.

Demain est plus proche que l’on ne pense et la reprise économique pointe à l’horizon. Face aux difficultés rencontrées par les entreprises, cette crise sanitaire démontre la réelle interdépendance entre les trois piliers du développement durable :

Peut-on changer notre mode de vie et notre mode de production pour aspirer à vivre dans un futur plus durable ?

Le lien entre le COVID-19 et le développement durable est fort. Initialement parti de la consommation d’animaux sauvages en Chine, le COVID-19 fait partie des 65 % de zoonoses (agents pathogènes transmis des animaux à l’homme) présentes dans le monde. En entrant en contact avec des espèces animales jusqu’alors inconnus, l’homme perturbe les habitats naturels à son détriment. Dans un contexte de circulation massive et continue des personnes, le virus se répand rapidement et à grande échelle entraînant la pandémie que nous connaissons tous.

Parce que l’homme fait partie d’un cycle naturel complexe, il ne peut supprimer la biodiversité qu’elle soit à petite échelle ou plus largement avec les habitats naturels. Car elle est indispensable à notre survie, elle protège l’homme de virus plus dangereux.

Ainsi, en ne respectant pas sa place dans la chaîne de la vie, l’homme n’entraîne que crise sanitaire, économique et sociale. La fragilité des écosystèmes dénote alors la fragilité d’une société économique comme la nôtre. Les plus optimistes diront que c’est passager ; les plus pessimistes alerteront sur la vulnérabilité de notre système économique. Au niveau mondial, la crise du COVID-19 aggrave les inégalités sociales, géographiques, économiques et de genre. Selon un rapport de l’ONU, 25 millions d’emplois seraient touchés par la perte de revenus liés au travail. L’enseignement serait touché avec 1,5 milliard d’enfants coupés de l’école. Et les chiffres pourraient continuer...

Alors, comment le développement durable peut insuffler un second souffle aux entreprises et éviter la survenue d’autres pandémies à l’avenir ?

Opter pour un business model basé sur le respect des valeurs économiques, sociales et environnementales revient à travailler avec le monde de l’après-crise. Les bénéfices économiques, les impacts positifs sociaux, l’amélioration de la qualité de l’air, des cours d’eau, la mise en place de production durable, la mise en place de chaînes de solidarité inter-entreprises par l’économie circulaire, et plus largement le travail collaboratif sont autant d’exemples que les entreprises peuvent constater (World Economic Forum de Davos, mi-mars).

La crise met en évidence la nécessité de travailler ensemble en accord avec le développement durable à toute échelle que ce soit individuellement ou collectivement avec l’ensemble des acteurs économiques publiques ou privés, citoyens ou organisations.

Et si demain était aujourd’hui ?

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